• Hey !

    Nouvelle catégorie !

    Ici, je vais poster des chansons coups de cœur ! Je préviens tout de suite : je ne suis jamais très d'actualité niveau musique, donc les musiques que je vais mettre ne seront sûrement pas les derniers tubes ! Ça pourra être des chansons toute simples, une playlist, un groupe, ou même des chansons de comédie musicale et de film ! De toute sortes, sauf du rap (je déteste ça, perso ! Mais bon, chacun ses goûts !)

    Les chansons que je vais mettre là sont techniquement les mêmes, mais pas dans les mêmes langues. Évidemment, ça ne sers plus à rien de rajouter du suspens, puisque on voit direct le nom de la chanson dans le titre de cet article... xD

    Certains connaissent sûrement !

    En anglais, Kygo, Selena Gomez - It Ain't Me (with Selena Gomez) (Audio), le titre complet de la vidéo Youtube.

    En français, SARA'H - TI AIN'T ME (FRENCH VERSION) COVER KYGO (WITH SELENA GOMEZ)

    J'espère que ça va vous plaire ! Dîtes-moi si le lien ne marche pas, on ne sait jamais.

    PS : (La personne se reconnaîtra ;)) Merci de m'avoir fait découvrir Sara'h !


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  • C’était quoi ce bruit ? Ce bruit qui se répétait, encore et encore, me sortant de mon sommeil réparateur ? Ah oui… Le lycée. J’ouvris les yeux et frappai ce réveil de malheur pour qu’il arrête ce bruit infernal. Aurais-je oublié de préciser, qu’en plus d’être sans ami, ni rien à part mes parents, je suis une grosse paresseuse ? Mais je détestais, non, je haïssais arriver en retard à l’un de mes cours, même si je détestais l’histoire-géographie, et que je commençais par cette matière.

    Alors je me levai quand même, je m’habillai d’un jean slim bleu clair et d’un tee-shirt blanc, sans oublier une bonne douche avant pour bien me réveiller, et je descendis pour prendre mon petit-déjeuner.

    Je mangeai trois tartines à la confiture, ayant la flemme de grimper sur le tabouret et prendre le Nutella en haut du placard, puis je remontai en haut pour me brosser les dents et me maquiller un peu.

    Les dents brossées, je redescendis enfiler mes chaussures et je partis pour le lycée, mon sac de cours sur le dos bien sûr. Qui viendrait à l’école sans son sac ? Une fois, alors que j’avais huit ans, ma mère était tellement pressée que j’aille à l’école (c’était le jour de la rentrée), qu’elle avait oublié d’emporter mon cartable. En arrivant à l’école, on avait paniqué et ma mère avait appelé mon père à la rescousse.

    Le pauvre… Je me souvenais, il était arrivé en pyjama, les cheveux en pétard, les yeux bouffis par le sommeil. Il avait râlé après ma mère pendant deux semaines ; mon père était très rancunier. Du coup, je l’avais imité, et c’était comme ça que j’étais devenue si difficile.

    J’arrivai au lycée avec cinq minutes d’avances. Comme d’habitude. Je restai seule, à attendre que les portes s’ouvrent. Pour patienter, je lis un livre sur la médecine que je gardais toujours dans mon sac. Plus tard, je voulais sauver des vies… C’était pour ça que je me préparais avant. Étrange, non ? Pas pour moi.

    Quelques minutes plus tard, les portes s’ouvrirent avec un petit grincement, de quoi faire flipper les nouveaux… Je m’avançai et me rendis directement en histoire et géographie. Ah…que je détestais cette matière…

    Je passais l’heure suivante donc à examiner la Boussole. Elle avait quelque chose de familier. Bizarre… Je n’avais jamais vu un bijou aussi unique. Oui, c’était ça. Elle était unique Je ne croyais pas qu’il y en avait une autre comme ça dans le monde.

    Je l’ouvris, et observai l’intérieur. Mon regard se posa presque immédiatement sur Onda.

    Onda… Ce mot résonna dans mon esprit. Onda… Onda… Onda...

    Je me répétai ce mot encore pendant quelques minutes ; il y avait une signification… comme des ondes…

    Des ondes ! La télépathie, la télékinésie… C’était du surnaturel ? Avec des pouvoirs ?

    -Mademoiselle Palin ?

    Je sursautai. La prof me regardait sévèrement.

    -Oui madame ?

    Je repris très vite mes esprits, et répondis d’une voix assurée. Mais en réalité, j’étais nerveuse, je tripotai la Boussole, comme si j’espérais qu’elle, avec ses pouvoirs, me vienne en aide…

    Je dérapai quand même un peu là…

    -Qu’est-ce-que je disais ?

    Ah ! Pour une fois, j’aimerai quand même que la Boussole me donne le pouvoir de lire dans les pensées…

    Sans crier gare, le symbole des ondes se dessina dans mon esprit, et j’entendis une unique voix, celle de Lisa, l’intello.

    …décrire la mort de Jésus…

    Je jetai un regard vers elle, elle n’avait pas ouvert sa bouche. Sa voix avait…résonné dans ma tête.

    -Alors ? s’impatienta la prof.

    -Vous décriviez la mort de Jésus, lui répondis-je d’une voix confiante.

    Alors que je n’étais absolument pas sûre de moi, et que j’angoissais terriblement. Et si ce que j’avais…entendu de Lisa était faux ? La prof arqua un sourcil, haussa les sourcils et me jeta un regard noir.

    -Très bien, continuez de suivre le cours comme ça, répliqua-t-elle d’une voix glaciale qui me fit frissonner.

    Elle reprit le cours et je posai alors mes yeux sur Lisa. Elle était en train de reposer sa main qu’elle levait dans l’espoir de se faire remarquer et donc interrogée par la prof, déçue.

    Je voulais recommencer. Qu’est-ce-qui s’était passé pour que j’arrive à entendre sa voix ? Ah oui… Onda.  Je dessinai alors presque inconsciemment le signe des ondes sur ma feuille, et me le représentais dans ma tête. Il se dessina maladroitement dans mon esprit, son nom résonnant partout. Onda… Onda…

    Et je les entendis.

    La voix des autres. Leurs voix mentales.

    Leurs pensées.

    …hâte de la voir…n’importe quoi !...J’espère que…Je déteste cette prof !...

    Des milliers de pensées. Dans ma tête. Comment les faire taire ? Sans réfléchir, je gommai le symbole et stoppai cette voix qui répétait Onda… Onda… Ce fut immédiat, elles s’arrêtèrent. Je ne comprenais rien.

    ******

    Déboussolée. Voilà comment je me sentais après une journée de cours. J’avais réessayé de lire, ou plutôt entendre dans les pensées des autres, et ça avait encore marché. J’avais même utilisé ce… pouvoir pour répondre à une question, surtout pour vérifier que je n’étais pas folle. Le pire, c’est que j’avais bien répondu, c’était la bonne réponse.

    L’après midi, j’avais essayé la télékinésie, il suffisait de se représenté Onda dans mon esprit, de fixer l’objet en souhaitant qu’il se déplace, et le tour est joué. Disons que c’est… instinctif. C’était simple comme bonjour.

    Je rentrai chez moi, en me promettant de ne plus jamais lâcher la Boussole ; elle était trop précieuse.

    Seulement, je n’avais pas prévu ça. Arrivée devant chez moi, la première chose que je remarquai est les voitures de police, ainsi qu’une ambulance...

    J’interpelais le premier policier que je vois.

    -Monsieur ! l’apostrophai-je en essayant d’empêcher ma voix de trembler.

    Il se tourna doucement vers moi, et je remarquai son air désespéré se transformer en un masque dur.

    -Les visiteurs sont interdits ici, déclara-t-il sèchement.

    -Mais c’est ma maison ! hurlais-je. Que s’est-il passé pour que la police intervienne ?

    Son air changea, et il devint compatissant

    -Vous êtes Mélodie Palin ?

    Je hochai la tête, de plus en plus anxieuse.

    -Je suis vraiment désolé…votre voisin nous a appelé en découvrant le…cadavre de vos parents.

    Je me mis à rire nerveusement, en jouant avec une mèche de mes cheveux.

    C’était une blague, hein ?

    -Mons…monsieur, je crois que vous me faites une mauvaise blague. Parce que c’en est une ? Répondez ! C’est une blague ! Dîtes-moi que… que c’est une blague ! Dîtes le moi !

    Mes yeux s’embuèrent de larmes. Ma mâchoire se mit à trembler, ainsi que mes jambes qui cédèrent. Je m’assis brusquement sur le sol en tailleur, mon sac de cours glissa de mes épaules et tomba par terre, à côté de moi. Je mis mes paumes sur mes yeux, refusant de céder. Je n’y croyais pas. Je n’y croyais pas. Je n’y croyais pas. Je n’y croirais pas tant que je ne les aurais pas vus de mes propres yeux. Oui, c’était ça. Je devais les voir.

    Je me remis doucement sur mes pieds et ramassai mon sac, tremblante. Je balayai du regard les alentours. Et je les vis. Sur deux brancards. Recouvrés d’un drap blanc. Mes parents.

    Mes jambes avancèrent d’elles-mêmes vers eux. Mes parents.

    On ne voyait que leurs visages. Froids, immobiles. Leurs yeux étaient ouverts, et fixaient l’horizon, dans un sentiment de pure horreur et de détresse. Mes larmes commencèrent à couler silencieusement sur mes joues. Je respirai difficilement, mon cœur battant la chamade.

    La main de ma mère dépassait du drap blanc et restait en suspend dans le vide. Je la pris entre les miennes, dans l’espoir qu’elle se réveille en souriant, plaisantant d’une bonne blague. Mais non. Elle était froide, glaciale, figée à tout jamais. La mort lui avait dérobé sa douceur et sa chaleur maternelle, celle qui lui avait permise de me rassurer lorsque j’avais eu mon premier cauchemar. Elle m’avait pris dans ses bras, et je m’y étais sentie en sécurité immédiatement. Même si ce n’était pas ma vraie mère, elle m’avait fait me sentir protégée. Mais la mort lui avait volé cette douceur. Son expression terrifiée en était la preuve.

    Mon regard se posa alors sur mon père. Je lâchai doucement la main de ma mère pour me rapprocher de lui, et fis une demi-sourire en voyant son sourire en coin moqueur, si caractéristique chez lui, disant « tu ne l’auras pas ». Mon sourire disparut aussi vite qu’il était venu en jetant un regard vers ses yeux. Remplis de peur. Je me remémorai toutes ses blagues, toutes ses farces qu’il faisait à ma mère, et tous ses efforts pour se faire pardonner par elle après. Des fois, il m’entraînait aussi dedans, me parlant avec cette voix moqueuse qui avait fait craquer ma mère lorsqu’ils étaient plus jeunes ; elle me l’avait confessé un jour.

    Mes larmes continuèrent de couler, mouillant mes joues encore plus qu’elles ne l’étaient déjà.

    -Mademoiselle ?

    La voix me fit sursauter. Un autre policier se trouvait juste à côté de moi, l’air ennuyé. Il toussota un peu et continua :

    -Nous avons trouvé cette lettre. Pour vous.

    Il me tendit alors une enveloppe, un seul nom dessus. Je la fixai un moment. Je ne reconnaissais pas l’écriture. Je la pris alors dans mes mains tremblantes. Je regardai à peine le policier pour le remercier. De toute façon, il était déjà parti. Je partis m’assoir sur une chaise, à part, pour lire ma lettre tranquillement. Je l’ouvris, et faillis vomir par terre : la lettre était écrite avec du sang. Qui était cette personne, pour écrire avec du sang ? Abominable. Je secouai la tête et me concentrai pour lire :

    Chère, très chère Mélodie,

    Tu dois te demander qui peut bien t’écrire, n’est-ce pas ? On m’appelle le Néant. Car c’est ce que je suis. Je suis le Néant. Déjà, je voudrais te présenter toutes mes condoléances pour tes parents adoptifs. Même si c’est moi qui les ai tués… Ils auraient pu être sympathiques s’ils m’avaient donnés ce que je voulais lorsque je le demande… Apparemment, je n’ai pas été assez « poli », disaient-ils. Mais vois-tu, je ne connais pas la « politesse ». Ni la joie, le bonheur ou encore l’amour. Seulement la colère, la vengeance ou la soif de pouvoir. Et c’est pour ça que je suis là. Pour le pouvoir.

    Ce que je veux, c’est ce que tu as autour du cou. Je veux la Boussole des Éléments. Elle fait en sorte que tu contrôles instinctivement le feu, l’air, la terre, l’eau, le métal, l’électricité, la nature et les différentes ondes. Alors, lis attentivement.

    Je serai là, dans deux semaines, pour que tu viennes me donner la Boussole. Si tu n’es pas là, je te traquerai, alors prépare-toi et apprends à contrôler les éléments primaires et secondaires, car je veux cette Boussole, et j’obtiens toujours ce que je veux. Je te surveille. Méfie-toi de ceux qui portent ma marque sombre dans le cou. Tu les reconnaîtras facilement.

    Avec toute ma méchanceté,

    Convoiteur de la Boussole des Éléments,

    Le Néant.

     

    J'avoue que j'ai hésité à le couper en deux...Mais ce n'est pas le plus long !

    Ça m'a fait un petit effet, lorsque je l'ai relu pour le corriger. Évidemment, une réécriture est prévue. Il y a plusieurs détails à corriger !

    N'hésitez pas à me dire votre avis dans les commentaires !


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  • J'avoue que lorsque j'ai ouvert mon document Word, j'ai eu peur... Ça fait longtemps que je n'ai pas lu mon premier chapitre -qui mériterait une bonne réécriture.

    Enfin bref... Bonne lecture !

     

    Je courus monter prendre une douche. Je me maquillai avec du phare à paupière bleu foncé, faisant ressortir mes yeux et du phare à joues rose discret. Je me coiffai en faisant deux tresses sur les deux côtés de ma tête, les attachant avec une pince argentée et dorée que je sortais seulement pour les grandes occasions comme celles-ci : mon anniversaire.

    Je me précipitai dans ma chambre afin de sortir de mon dressing une robe bleue nuit magnifique que ma mère adoptive m’avait achetée pour mes 17 ans. Elle tenait absolument à ce que ce soit un anniversaire inoubliable. J’ai été trouvé sur le pallier de la porte de mes parents adoptifs à l’âge deux mois. Une lettre seulement. « Occupez-vous bien d’elle. »

    Je n’avais jamais haï mes géniteurs pour une seule raison : le panier dans lequel j’avais été déposé était noirci. J’en avais déduis que c’était pour mon bien qu’on m’avait envoyée ici. Alors que je commençai à enfiler ma robe, mon omoplate droite me brûla légèrement lorsque le tissu passa dessus. J’allai la retirer pour voir ce qui clochait mais mon père m’appela.

    -Mélodie ! Tu es prête ?

     Il me ramena à la réalité et j’oubliais très vite ma brûlure. Je finis de mettre ma robe et descendis les escaliers.

    -J’arrive !

    Je m’assis sur le canapé et contemplais mes présents. Comme je n’avais pas d’amies, ni de frères et sœurs, ils m’offraient assez de nouveaux jouets pour que je puisse tenir l’année. Je ne m’en plaignais pas. Personnellement, je ne m’ennuie jamais, et je suis tout le temps seule. Je préférais ça.

    Je déchirai le premier paquet devant moi : un nouvel ordinateur portable ! L’autre ne marchait plus. Je reçus :

    _ deux nouveaux vernis, un noir et un bleu métallique

    _ Une petite boîte à décorer, pour ranger les bijoux

    _ Deux tee-shirts

    _ Un jean slim bleu clair

    Il restait un petit paquet emballé dans un carton. Mes parents froncèrent les sourcils.

    -Quoi ? demandai-je.

    - Je ne me souviens pas d’avoir acheté ça, fit mon père en examinant la boîte.

    - Ce n’est pas grave.

    - Mélodie ! s’indigna ma mère. Ce n’est peut-être pas destiné à toi !

    - Et pourtant si.

    Mon père montra une petite étiquette. Mélodie Palin. J’affichai un air triomphant qui fit grimacer ma mère et pris le paquet des mains de mon père. Je l’ouvris et découvris un médaillon doré. Il était magnifique, je me suis déjà attachée à cet objet. Je le mis autour de mon cou. C’était assez joli…

    Mes parents reculèrent de deux pas.

    -Ça te va bien, me dit mon père avec un grand sourire.

    - C’est vrai, avoua ma mère. J’apporte le gâteau !

    Et elle se précipita dans la cuisine pour l’amener à table. A chaque fois que ma mère était contre quelque chose, mon père faisait tout pour la contredire. Je rigolais beaucoup.

    Une fois, elle était persuadée d’avoir vu un loup dans le jardin du voisin. Mon père était donc allé toquer à la porte de celui-ci pour lui demander d’aller voir s’il y avait des empreintes dans son jardin. La tête qu’il faisait ! Mais il l’avait tout de même laissé entrer pour vérifier et maman était restée à la porte, par peur. Mon père était revenu avec un grand sourire et il avait dit « Gaëlle, il n’y a aucune preuve qu’un animal à quatre pattes, avec un museau, de grandes dents et qui hurle à la pleine lune soit venu ici » Elle avait longtemps insisté, disant qu’elle avait même vu la pleine lune derrière lui. Le voisin était intervenu en disant qu’il avait acheté un tableau avec un loup dessus, et qu’il l’avait mis dans le jardin en attendant d’avoir de la place dans sa maison. Elle est repartie en tapant des pieds, furieuse de s’être fait ridiculisée devant le voisin. Malgré tout, elle finit toujours par pardonner à papa, voyant que ça me faisait rire.

    Je secouai la tête et me concentrai sur l’instant présent : ma mère était en train d’apporter le gâteau à table avec ses 17 bougies dessus, et mon père commençait déjà à chanter.

    Je m’assis sur une chaise, le sourire aux lèvres. Ma mère rejoint papa dans la chanson. Ils forment un beau duo… A la fin du chant, je soufflai mes bougies et ils applaudirent.

    Pendant le reste de la soirée, on parlait, on riait, et on jouait à différents jeux. Comme d’habitude. Puis, je montai dans ma chambre pour me mettre en pyjama et faire ma toilette. Encore une fois, mon omoplate droite me brûla. Mais cette fois, j’eus le temps d’observer la brûlure. Je me dévissai le cou pour regarder mon dos, et là, j’en restais stupéfaite : il y avait un tatouage. Un tatouage. Comment était-il arrivé là ? Mystère… En tous cas, il ne fallait surtout pas que mes parents le découvrent. Surtout pas. Que diraient-ils ? Ils me demanderaient où je me le suis fais faire, alors qu’il est arrivé par hasard.

    Je secouai la tête. Autant se reposer tout de suite, je verrai ça plus tard. Alors que je voulu retirer le médaillon doré, le bijou sembla…palpiter ? Contre ma paume. Je l’examine de plus près : un petit creux se faisait voir, comme pour l’ouvrir. C’est ce que je fis, et j’en restais bouche bée : ce n’était pas un médaillon, mais une boussole ! Enfin, une drôle de boussole.

    A la place du Nord, il y avait un symbole qui faisait penser au feu, avec écrit en dessous Fea. Au Sud, c’était l’air, Airra. A l’Est, l’eau Eao, et à l’Ouest, la terre, Terra. Les quatre éléments. Incroyable. Mais au Nord-est, il y avait un fer à cheval, qui symbolisait le métal. Et en dessous, Méta. Au Sud-est, l’électricité, Electriqua.  Au Sud-ouest, c’était la nature, représentée par une fleur, Natura. En regardant au Nord-ouest, j’eus un hoquet de stupeur : il y avait la même marque que sur mon omoplate ! Des sortes de cercles, de vagues, ou je ne savais quoi, qui me faisait penser à des ondes. D’ailleurs, sur la Boussole, il y avait marqué Onda en dessous du symbole.

    C’était quoi ce bordel ? Cette Boussole était apparue comme ça, d’un coup comme cadeau. Mais en regardant le bijou il me faisait pitié. Pitié ? Depuis quand un objet fait pitié ? Prise d’une curiosité soudaine, j’approchai mon doigt de la Boussole, et appuyai sur la même marque sur mon dos. Mon omoplate me brûla encore plus, et je poussai un petit cri de douleur. Pourtant, mon doigt resta collé, et je détournai mon regard de celui-ci, ne pouvant plus supporter la vue. Et là, j’eus un nouveau hoquet. De surprise, mais aussi d’émerveillement. Car je savais. Je savais que ce tatouage avait un truc de spécial, ainsi que la Boussole des Éléments. Pourquoi l’appeler ainsi ? Je ne savais pas. C’est comme ça qu’on l’appelait, c’est tout. Je savais aussi qu’elle m’avait choisie, moi. Pour faire quoi ? Je ne savais pas, pas encore. Mais je sentais que j’allai le savoir bientôt.

    Je pus décoller mon doigt, et je me sentis mieux. Prise d’une soudaine fatigue énorme, je finis d’enfiler mon pyjama, me couche dans mon lit et rabattis la couverture sur moi. J’avais remis la Boussole des Éléments autour de mon cou, ayant peur qu’elle disparaisse pendant que je dormais. Bizarre, non ? Je savais. Mais je ne pouvais pas m’en empêcher. C’était comme ça, et je n’y pouvais rien. C’était en la serrant contre moi que je m’endormis.

    Mais ce que je ne savais pas, c’est que je connaîtrais tout beaucoup trop tôt… 

     

    Mise en place des personnages... C'est parti !

    Enfin, premier chapitre publié ! Dites moi votre avis dans les commentaires ! (Ce chapitre n'est pas le meilleur, je vous préviens ! xD)

     


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  • Le temps était orageux. Les éléments se déchaînaient, là, en bas. Une jeune femme aux yeux bleus turquoise était assise sur une chaise à bascule, ses cheveux blonds tombant de chaque côté de son visage. Elle se balançait doucement, berçant le bébé qu’elle tenait dans ses bras protecteurs. Celui-ci  dormait profondément, enroulé dans une couverture en laine blanche. La jeune femme caressait légèrement du bout de son index le front de son enfant. Puis, elle se pencha pour déposer un doux baiser sur sa joue, et se redressa, un sourire aux lèvres.

    Soudain, le bébé bailla en ouvrant sa petite bouche, laissant découvrir une minuscule langue rose. Le sourire de sa mère s’agrandit.

    -Bonsoir Mélodie, chuchota-t-elle.

    Comme si sa fille avait reconnu son prénom, elle ouvrit grand ses yeux, identiques que ceux de sa maman. Elle laissa échapper une sorte de couinement, et libéra ses minuscules bras qu’elle tendit vers sa mère.

    Celle-ci retira doucement un bras pour caresser délicatement la joue de sa précieuse Mélodie.

    C’est alors que la porte s’ouvrit en grand, et un homme d’une carrure imposante s’approcha avec des pas de géant vers sa femme. La mère de Mélodie leva la tête et mit une main devant sa bouche en apercevant son air grave.

    -Non, murmura-t-elle.

    Une larme coula sur sa joue. Elle sanglota doucement, la tête baissée vers sa fille, les yeux fermés, la respiration saccadée.

    -Je sais, lui répondit  l’homme de sa voix profondément grave.

    Elle était impassible, mais on y percevait un arrière-goût de terreur. Une terreur sans fin.

    -Darius, continua la jeune mère, sans arrêter de sangloter. Je… Mélodie n’a que deux mois. Elle doit connaître son père et…

    Elle se leva de sa chaise, tenant toujours fermement sa fille contre elle. Darius mit un bras autour de sa taille et ferma ses yeux verts foncés. Il détestait la voir pleurer. Son cœur se brisait à chaque fois qu’il la voyait dans cet état.

    -Mélanie, chuchota-t-il. Nous n’avons pas le choix. Il est là. Les Fea sont en train de le retenir.

    - Je ne peux pas vivre sans toi ! Hoqueta Mélanie. Je t’aime !

    Il la serra contre lui en prenant garde à leur enfant. Mélodie regardait ses parents avec de grands yeux. Les mêmes que sa mère. Darius rouvrit les siens et déglutit difficilement.

    -Tu sais que c’est la seule solution. Notre fille aura besoin de toi, finit-il par répondre. Elle est une part de toi et de moi.

    Mélanie leva la tête et lui donna un doux baiser. Darius y répondit avec douceur et amour. C’est une sorte d’adieu.

    Leur fille se mit à s’agiter dans les bras de sa mère. Son père se détacha de Mélanie pour sourire doucement au bébé. Il se pencha pour déposer ses lèvres sur son front, et ensuite lui murmurer :

    -Tu seras belle et forte. Comme ta mère. A tes dix-sept ans, la Boussole fera de toi quelqu’un de très puissant, ma chère fille, ma Mélodie.

    Puis, il se raidit, et sembla un instant dans ses pensées. Darius se redressa, son visage ayant prit un air d’impassibilité, ne voulant mettre aucune émotion. Il attrapa la main de sa femme avant de lui dire :

    -Le Néant est à l’intérieur ! Lui dit-il avant de se mettre à courir.

    Mélanie le suivit, tenant tant bien que mal sa fille au creux de son bras valide. Le bébé s’était soudainement mis à pleurer bruyamment, comme si elle comprenait l’urgence de la situation. Sa mère trébucha en entendant ses pleurs. Elle tomba à genoux, et Darius fut obligé de s’arrêter.

    -Passe-moi Mélodie, lui demanda-t-il, ou plutôt ordonna.

    Mélanie lui passa son bébé sans rien dire et se remit debout, grimaçant à cause de la douleur. Les deux parents reprirent alors leur course.

    Ils continuèrent à courir, passant dans diverses salles. Des fois, Darius marmonnait un « Pas ici ! », et ils repartirent dans l’autre sens, leurs mains toujours liées, l’adrénaline empêchant de leur faire ressentir toute fatigue, et Mélodie pleurait toujours plus fort.

    C’est alors qu’ils débouchèrent dans une grande salle, mise dans un désordre incroyable. Au milieu, une silhouette vêtue d’une grande cape noire tombant jusqu’au sol leur tournait le dos.

    Une terreur sans nom s’inscrivit sur les visages des jeunes parents, qui reculèrent prudemment, espérant sûrement ne pas se faire repéré. Mais des hommes, tous habillé de noir, leur barrèrent le passage.

    La silhouette se retourna lentement Pas de visage. Ni de main. Rien que du noir. C’est comme si il n’y avait rien sous cette grande cape. A part deux yeux jaunes vifs, tels ceux d’un chat, qui fixaient méchamment les deux fautifs et leur fille, mais une sorte…d’amusement brillait au fond de ces yeux effrayants.

    La silhouette leva ses deux bras inexistant et s’il avait eu une bouche, on pourrait jurer qu’il aurait souri.

    -Cher Darius ! Chère Mélanie ! S’exclame-t-il avec une voix faussement bienveillante. Justement, vous tombez à pic, je vous cherchais ! Et…oh ! Vous ne m’avez pas envoyé de carte ? C’est une fille ou un garçon ?

    -Néant, gronda le père en resserrant sa prise autour de sa fille.

    Mélanie tremblait de partout et se colla à son aimé, cherchant du réconfort. Néanmoins, elle ne quitta ce méchant des yeux.

    Celui-ci s’avança de trois pas, ne quittant pas la petite famille de ses yeux de chat jaunes. La façon dont ils s’entassaient les uns sur les autres comme ça, le père protégeant les deux êtres qu’il aimait plus que tout, la mère essayant de se montrer courageuse, et la petite fille à peine âgée de deux mois, regardant la scène avec attention, ses grands yeux bleus si semblable à ceux de sa mère grands ouverts, comme si elle analysait chaque mouvements, chaque sons, aurait pu donner les larmes aux yeux à n’importe quel être humain. Mais pas le Néant.

    Il baissa ses bras et dit d’une voix glaciale, froide, dure et sans aucunes émotions :

    -Saisissez-les.

    Juste avant cette phrase, Darius croisa le regard les yeux turquoise de celle qu’il aimait. Sans un mot, il lui passa Mélodie.

    -Je t’aime, lui chuchota-t-il.

    Mélanie fit deux pas en arrière, Mélodie dans ses bras.

    -Moi aussi.

    Et elle s’enfuit en courant le plus vite possible, malgré le fait que son bébé la ralentissait légèrement. La tristesse lui compressait la poitrine, la faisant suffoquer. Mais elle accéléra, pensant à Mélodie, qui avait recommencé à pleurer bruyamment. Elle-même avait les joues inondées de larmes. Seulement, c’était la seule solution.

    Mélanie courra jusqu’à une salle, où saisit un panier d’osier. Puis, elle sentit une odeur de brûlé.

    -Seigneur, murmura-t-elle avant de repartir de plus belle.

    Eao… Eao…

    Devant elle, une porte enflammé lui faisait face, barrant le passage jusqu’à dehors. La jeune mère s’arrêta et se concentra, fermant les yeux.

    Eao… Eao…

    -Elles sont là ! Cria une voix grave derrière elle.

    La jeune femme ouvrit brusquement les yeux. Sa couleur bleu turquoise s’était intensifié. Elle tendit du mieux qu’elle put sa main gauche devant elle et un jet d’eau s’échappa. Il vint éteindre un tout petit peu les flammes, juste assez pour la laisser passer si elle se dépêchait.

    Mélanie repartit encore, mais sa robe et le panier prirent feu. Elle cria de douleur lorsque le feu toucha sa peau, et une odeur de roussi monta jusqu’à ses narines. Elle réussit à éteindre un peu le feu. Mais il la brûlait intérieurement. C’était mauvais, très mauvais pour elle. Mélanie ne tiendrait pas très longtemps.

    Elle serra le panier légèrement noirci et Mélodie contre elle, et continua de courir, refoulant du mieux qu’elle pouvait les larmes qui menaçaient de couler alors que son cœur refusait d’accepter ce qu’elle allait faire. Ce qu’elle devait faire.

    La jeune femme était à présent dehors. Juste devant elle, un portail vert s’ouvrit. Elle jeta un dernier coup d’œil derrière elle : elle était toujours poursuivie. Alors la jeune mère rassembla le peu de force qu’il lui restait, et courut le plus vite possible vers le portail. Elle sauta dedans et ferma les yeux, serrant toujours sa fille contre elle.

    Soudain, elle sentit le sol sous ses pieds. Mélanie rouvrit ses yeux et jeta un rapide coup d’œil autour d’elle. Elle se trouvait dans un quartier banal, les maisons bien alignées les unes par rapport aux autres, les pelouses bien entretenues…

    Par une fenêtre, elle vit un jeune couple s’embrasser tendrement, blottis sur un canapé. Refoulant, de nouveau ses larmes et essayant d’ignorer le petit pincement qu’elle ressentait sur son cœur meurtri, Mélanie s’avança vers la porte de cette maison.

    Délicatement, elle déposa dans le panier noirci sa fille, qui à présent pleurait silencieusement, les larmes coulant le long de ses joues, et sortit un petit papier un peu brûlé sur les bords dans la couverture.

    Puis, elle laissa Mélodie sur le paillasson, sentant toujours le feu brûler ses forces de vie petit à petit, à l’intérieur de son corps.

    Mélanie déposa un dernier baiser sur le front de sa fille.

    -Je t’aime énormément, ma fille, lui murmura-t-elle.

    Elle appuya alors sur la sonnette qui retentit avec un « ding-dong », et s’enfuit dans la nuit, poursuivie par des silhouettes noires.

     

     ~~~

     

     

    Voili voilouuu pour le prologue de la Boussole ! Une réécriture est prévue, évidemment, parce que je n'en suis pas fière ! Mais n'hésitez pas à dire votre avis, pour que je sache ce qui ne va pas (fautes d'orthographe, incompréhensions etc.)

    Mélodie/Mélanie... J'ai toujours beaucoup d'inspiration pour les prénoms en M ! Je sais pas pourquoi, me demandez pas . xD


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  • Bienvenue sur mon blog d'histoires !

    Ici,  vous pouvez trouver des extraits sur mon histoire, La Boussole des Éléments, des chapitres, etc.. Cette histoire sera prochainement disponible sur Wattpad, une plateforme littéraire (si certains connaissent !) !

    Je mets le résumé de l'histoire juste en bas !

    Mélodie reçoit, le soir de ses dix-sept ans, une étrange boussole dorée, et un mystérieux tatouage apparaît. Plusieurs phénomènes étranges se produisent ensuite. Elle déménage à Lyon, après la mort de ses parents adoptifs, pour prendre un nouveau départ.

    Solitaire, froide et renfermée sur elle-même, elle attire l'attention de Pierre, jeune lycéen de dix-sept ans. Entre amour, mystère, mensonges et trahisons, les deux adolescents ne sont pas au bout de leur surprises... L'amour est-il réellement plus fort que tout ?

    Mais faites attention car le Néant aime jouer...

     

    Voili Voilouuuu ! J'espère que les aventures de Mélodie plairont ! smile (Petite infos : quatre tomes au programme pour cette histoire !)

    Pour ceux qui sont sur Wattpad ; mon pseudo, c'est FlammesdAurore !

    (Merci à ♥Amélie♦ pour le thème :))

     

     


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