• Coucou !

    J'espère que la rentrée s'est bien passée, et que vous êtes prêt(e)s pour une nouvelle année ! (Perso, pour moi, seulement à moitié xD)

    Si je n'ai pas pu poster cet été, c'est parce que je n'avais pas la connexion sur mon PC ! Et pour ces dernières semaines, j'ai perdu mon mot de passe et je n'avais plus vraiment le temps...

    Enfin bref ! On s'en fout, de ma vie ! xD Voici la nouvelle version du chapitre 1 ! Bonne lecture :D

     

     

    Satisfaite, je referme mon livre de maths. Enfin, j’ai fini mes devoirs. Je vais pouvoir aller me préparer pour ma soirée d’anniversaire, que je vais passer seule, avec mes parents.

    Je prends ma douche et me lave les cheveux, même si je déteste ça. Ce qui me gêne le plus, c’est de devoir les sécher après, et ça me prend un temps fou à chaque fois.

    Armée de ma brosse à cheveux et d’un séchoir, je tente de sécher ma tignasse brune sans qu’elle ne se transforme en une crinière de lion indomptable.

    Après une bonne vingtaine de minutes, j’éteins mon séchoir et le range soigneusement dans un tiroir de la salle de bain.

    Étape numéro une, faite !

    La suivante est beaucoup plus ardue : me coiffer.

    Cela prend environ une demi-heure…ou quarante-cinq minutes, je ne sais pas exactement.

    Au rez-de-chaussée, une porte claque en se fermant : ma mère est de retour de son travail.

    -Mélodie ? crie-t-elle en bas de l’escalier. C’est moi !

    -Oui !

    -Tu as fini tes devoirs ?

    -Oui !

    -C’est bien. Qu’est-ce-que tu fais ?

    -Je me prépare pour ce soir.

    Je l’entends alors monter l’escalier, et s’arrêter devant la salle de bain.

    -Tu as besoin d’aide ? demande-t-elle.

    -Bien sûr que non ! je m’exclame.

    Je vais quand même avoir 18 ans !

    Je l’entends rire, de l’autre côté de la porte.

    -Comme tu voudras…mais je te laisse une de mes anciennes robes sur ton lit.

    -Maman… je râle.

    Elle ne me répond pas, et descend pour aller préparer le repas de ce soir. Mon anniversaire est l’un des rares jours de l’année où j’ai le droit de me maquiller, et j’en profite.

    Avec un petit sourire, je sors une petite palette de fards à paupière et un pinceau. Je décide de me faire un maquillage dans des tons bleus, pour souligner la couleur turquoise de mes yeux, dont je suis particulièrement fière.

    C’est ensuite en soupirant que je me dirige vers ma chambre.

    Quelle robe ma mère a-t-elle choisie, cette fois ?

    Au moins, ma mère ne m’a pas déçue. La robe est magnifique. Bleue nuit, manches longues…

    La dentelle au bout des manches donne peut-être un côté « vieux » à cette robe, mais moi, je la trouve parfaite.

    Je l’enfile précautionneusement, et m’observe longuement dans le miroir en arrangeant quelques petits détails par-ci et par-là. J’aime bien prendre soin de mon  apparence.

    Pour la deuxième fois de la journée, la porte claque au rez-de-chaussée, et je suis presque sûre d’avoir senti le courant d’air froid s’engouffrer dans la maison. J’en frissonne de ma chambre.

    J’ai la malchance d’être née en février. En tout cas, c’est la période où mes parents m’ont trouvée à l’orphelinat. Personnes ne savait comment j’ai atterri là-bas. Ou alors, on a refusé de le révéler à mes parents. J’ai été adoptée à l’âge de deux ans, et n’ai aucun souvenir de l’orphelinat, ni de mes parents biologiques. Je ne sais même pas si je dois les détester ou les chérir. Mais comment aimer deux personnes dont je n’ai aucun souvenir ? Cette question n’a sûrement aucune réponse.

    Il vaut mieux laisser tomber le passé, et avancer.

    Oui. C’est mieux comme ça.

    -Mélodie !

    C’est mon père qui vient de rentrer. Je sais instinctivement qu’il me demande de descendre, rien qu’au ton de sa voix.

    -J’arrive ! je crie.

    Je dévale les escaliers en faisant attention à ne pas tomber. Ce serait stupide, surtout le soir de mon anniversaire

    -Bonsoir Papa ! je m’exclame.

    Mon père me sourit en me voyant arriver. Malheureusement pour lui, je l’ai vu cacher derrière son dos quelque chose. Je décide de ne rien dire, pour ne pas gâcher l’ambiance, et m’avance pour aider ma mère à mettre la table.

    -Bonsoir Mélodie ! Tu es magnifique, ma fille.

    -Laisse-moi faire, m’ordonne ma mère. Aujourd’hui, c’est ton anniversaire, donc ta fête. D’ailleurs, si tu veux inviter des amis, tu peux…

    Agacée, je lève les yeux au ciel.

    -Ne lève pas les yeux comme ça devant moi !

    -Tu sais très bien que je n’ai pas d’amis, je marmonne. Ce sera comme tous les ans, d’accord ?

    Ma mère renonce à insister et me fait signe de m’assoir. Mon père va cacher le cadeau dans la pièce d’à-côté et me rejoint.

    -Toi ! Viens m’aider ! ordonne ma mère à mon père.

    -Mais…

    -Tu n’es pas le seul à avoir eu une dure journée de travail ! Alors viens m’aider, s’il te plaît !

    Mon père m’adresse un clin d’œil avant de se lever pour aider ma mère. Je me sens rapidement comme abandonnée, seule à table.

    -Je reviens ! je m’exclame en me levant précipitamment.

    Je vais chercher mon téléphone dans ma chambre, et redescends. Mais cet aller-retour n’aura servi à rien, vu que lorsque je me rassois à table, tout est prêt. Je pousse un soupir et pose mon téléphone à côté de moi.

    Mon père me fixe sévèrement, et je finis par lui donner mon portable.

    -Tu pourras prendre une photo ? je le supplie alors.

    -Si tu veux, marmonne-t-il.

    Nous dînons normalement, échangeant les nouvelles de la journée en plaisantant. Comme une famille normale, en fait.

    Au fond, je m’impatientais. Le moment où je soufflerai mes bougies sur le gâteau que ma mère a préparé signifiera officiellement que j’étais majeur ; que j’avais dix-huit ans. Le moment le plus important de ma vie, selon moi.

    Enfin, ma mère apporte le gâteau aux pommes, - la seule pâtisserie qu’elle sait cuisiner – en chantant « Joyeux anniversaire ». Mon père refuse de chanter, malgré les coups d’œil appuyés de ma mère. Il a horreur de ça. Alors, il s’occupe de prendre une longue vidéo avec son appareil photo.

    Le gâteau se retrouve alors devant moi. Mon cœur bat la chamade. J’ai le sentiment que je dois à tout prix chérir ce moment. Mais je n’ai d’yeux, à ce moment, que pour les dix-huit petites flammes qui dansent devant moi. Je ferme les yeux et formule alors mon vœu dans ma tête.

    Je souhaite que tout aille bien, cette année…

    J’inspire profondément et souffle de toutes mes forces. Dix-sept bougies s’éteignent. La dix-huitième vacille un long moment. Un très long moment. En essayant d’être discret, mon père souffle fortement dessus. Et la bougie s’éteignit.

    Mon père sourit.

    -Je viens de te sauver la vie, ma fille.

    Dans mes rêves, je me voyais en train d’éteindre toutes mes bougies d’un seul coup, ce qui signifiait pour moi une vie presque parfaite. D’ailleurs, dans tous mes autres anniversaires, aucune bougie ne m’a résistée. J’avoue être légèrement frustrée.

    Ce n’est qu’une bougie, Mélodie. Ce n’est pas comme si ta vie entière vient de défiler sous tes yeux, n’est-ce-pas ?

    Je tâche alors de respirer profondément et de rire pour ne pas inquiéter mes parents. Ils sont beaucoup trop protecteurs avec moi, et des fois, c’est vraiment très agaçant.

    Armée d’un couteau, ma mère tente de découper des parts égales.

    -Il en restera pour demain, marmonne-t-elle.

    -Pour toi, en tout cas, ronchonne mon père. Tâche de ne pas finir le gâteau à toi toute seule.

    Ma mère sourit, gênée.

    -Tu n’as qu’à en rapporter dans ton cabinet.

    -C’est ça. C’est mon secrétaire qui va manger.

    Ils continuent alors de se disputer un moment comme ça, s’envoyant des piques l’un l’autre. Ils mettent aussi un certain temps avant de se rappeler de ma présence.

    Mon père et ma mère ne sont jamais d’accord, quoi qu’il se passe. Leurs petites disputes peuvent durer pendant des heures, mais ils ne se crient jamais dessus. Au fond, ça les amuse. Surtout mon père. Moi, je me contente de les observer avec un petit sourire. Leurs chamailleries ne me dérangent pas, contrairement à ce que je leur fais croire.

    Un silence pesant s’installe entre nous. Ma mère continue de découper le gâteau, et mon père la regarde faire. Soudain, il se lève et déclare :

    -Je vais chercher les cadeaux.

    Comme chaque année, il y en a deux ; un de mon père, un de ma mère. Or, cette fois, mon père en ramène trois : un assez large, mais fin en épaisseur, une boîte rectangulaire non emballée (celui de ma mère, elle n’emballe jamais ses cadeaux) et un tout petit paquet, dans du carton. C’est celui que mon père cachait derrière son dos, tout à l’heure.

    -Il est de la part d’un ami, dit mon père lorsqu’il voit mon regard s’attarder sur le dernier paquet.

    Je détache mon regard du cadeau. 

    -D’un ami ? je m’étonne.

    -Ton père et moi, on pense que tu nous as caché quelque chose, dit ma mère d’un ton soupçonneux.

    -N’importe quoi !

    Ma curiosité s’est réveillée. Je brûle d’envie d’ouvrir ce mystérieux paquet. Je le saisis et l’examine. Il s’ouvre comme une boîte normale. A l’intérieur, il y a un simple médaillon.

    Je pousse un soupir discret. Peut-être m’attendais-je à quelque chose de plus… mystérieux, de moins banal…

    Mon père pose sa main sur mon épaule.

    -Ma fille, tu as un admirateur secret !

    Je dégage sa main d’un petit coup d’épaule.

    N’importe quoi !

    Après un regard qui résume le fond de ma pensée, je décide d’attacher le médaillon autour de mon cou. D’habitude, je n’aime pas trop porter des bijoux, en particulier des colliers. Je ne les sentais jamais autour de mon cou, et j’avais toujours peur de les perdre. Mais ce médaillon semble peser autour de mon cou, comme s’il allait s’enfoncer dans ma chair.

    -Il te va bien, dit ma mère.

    -Il est… sympa, j’avoue.

    Mon père me fait un clin d’œil avant de tendre son cadeau.

    -Un ordinateur ? je souffle en l’ouvrant. Un vrai ?

    J’en reste bouche bée.

    -Je veux que tu l’utilises pour tes études, ne peut s’empêcher d’ajouter ma mère. Ne passe pas trop de temps dessus, et…

    -Oui maman, j’ai compris !

    Toujours aussi abasourdie, je me tourne vers mon père.

    -Sérieux ?

    -Tu pourrais en avoir besoin. Et puis… (Il semble un peu gêné) maintenant, tu as dix-huit ans.

    Un grand sourire se dessine sur mon visage.

    -Merci ! je m’exclame en le mettant de côté.

    J’irai examiner ça plus tard.

    C’est au tour de ma mère de me tendre son cadeau. Je sais déjà ce que le coffret contient. J’ai entendu ma mère en parler à mon père, quelques jours plus tôt, lorsqu’ils croyaient que je dormais.

    -Des vernis ! je m’exclame. C’est génial !

    J’adore me mettre du vernis. Ma mère est totalement contre ça, et je lui suis reconnaissante de l’effort qu’elle a fourni pour moi. Le vernis coûte cher, malheureusement.

    -Fais attention à bien appliquer la base avant d’en mettre, me recommande ma mère. Sinon tu risques de te retrouver avec des ongles légèrement noirs, bleus ou roses.

    -Promis.  J’en prendrai soin.

    Mon dîner d’anniversaire s’achève donc avec une note de bonne humeur. Je monte dans ma chambre avec mes cadeaux. Après avoir enfilé mon pyjama et m’être démaquillée (hors de question de me retrouver avec de rides à dix-huit ans), je tente de retirer mon médaillon. Mais impossible de trouver le fermoir.

    Légèrement affolée, je me mets à tirer sur la chaîne. Mon omoplate droite s’enflamme d’un coup.

    Où est la logique ?

    Je retire le haut de mon pyjama avec précipitation. Ce que j’y vois me laisser bouche bée, pour la deuxième fois de la soirée.

    Une marque très bizarre, qui ressemble à un tatouage, s’étend sur toute mon omoplate droite. D’où vient-elle ? Comment ai-je pu me retrouver avec ça dans le dos ?

    Pas du tout rassurée, je décide d’appeler ma mère.

    -Mélodie ? murmure-t-elle.

    On dirait qu’elle vient de se réveiller… Ma mère fait partie de ces rares personnes à pouvoir s’endormir n’importe où, n’importe quand, en moins de trois secondes.

    -J’ai un ta… une marque très bizarre dans le dos.

    Je me tourne pour lui montrer. Je sens la main fraîche de ma mère tâter mon dos un peu partout

    -Sur mon omoplate droite, je précise.

    Je l’entends pousser un soupir.

    -Mélodie, il n’y a rien dans ton dos. Tu es fatiguée. C’est sûrement les ombres et la lumière qui t’a fait voir une…marque dans ton dos. Retire ce médaillon et va dormir. Demain, tu as cours.

    ******

    Allongée sur le dos, dans mon lit, je contemple mon médaillon, qui est toujours accroché à mon cou. Mon dos a arrêté de me brûler depuis dix minutes, et un horrible mal de tête m’empêche maintenant de dormir.

    Génial pour le lycée.

    En observant de plus près mon médaillon, je remarque un petit trou, qui permet de l’ouvrir. Ce que je m’empresse de faire.

    Ce n’est pas un médaillon. C’est une boussole.

    Une drôle de boussole…

    Les lettres qui indiquent normalement le nord, le sud, l’est et l’ouest sont remplacées par des symboles, qui représentent les éléments. Et en-dessous de chaque signe, il y a un mot, en or. Les aiguilles sont figées dans la boussole, sous forme de dessin.

    A la place du Nord, il y a le feu, et je dois plisser les yeux pour lire le petit mot en-dessous. Féa. A la place du Sud, c’est l’air, Airra. A l’Est, c’est la terre, Terra, à l’Ouest, l’eau, Eao, au Nord-est, le métal, Méta, au Sud-est, l’électricité », Electriqua et au Sud-ouest, Natura.

    Mais, le plus étrange, c’est que le symbole du Nord-ouest, Onda (qui représente les ondes) ressemble exactement à la marque que j’ai dans le dos. Sans pouvoir m’en empêcher, de mon index, je touche le symbole des ondes. Mon dos se remet à me brûler, et je tombe endormie, en sachant que j’ai autour de mon cou la Boussole des Éléments.

     

    Et voilà ! J'espère que ça vous plaît ! Sinon, dîtes-moi pourquoi, et j'essaierai de corriger ce qui ne va pas ! :DD


    votre commentaire
  • Coucoww !

    Ça fait combien de temps que j'ai pas publié d'articles sur la Boussole ? Attendez, laissez-moi réfléchir... Quelques mois ! Génial, n'est-ce-pas ? Je n'aime pas avoir honte de moi !

    BREEEF, vous l'aurez compris, voici... la prologue, version réécrite ! C'est cool, n'est-ce-pas ? (J'aime bien dire "n'est-ce-pas").

    Là-Haut, tout le monde sent le tonnerre gronder sous ses pieds. C’est une sensation étrange, pour ceux qui ont vécu la majorité de leur vie sur la terre ferme.

    Dans une chambre, éclairée par un doux feu de cheminée, une jeune femme est assise sur une chaise à bascule, tenant dans ses bras un bébé. La jeune mère est en train de se balancer doucement sur la chaise. Dans ses bras, sa fille se réveille.

    -Bonsoir, Mélodie, murmure la jeune femme, tandis que sa fille bâille.

    Elle ouvre ses yeux, identiques à ceux de sa mère. Ils sont bleus, bleu turquoise avec toute l’intensité du monde dedans. Elle se met à gémir, en gigotant dans tous les sens, comme pour s’échapper des bras protecteurs de sa mère.

    Soudain, la porte de la chambre s’ouvre, et ce fait perturbe le réveil de Mélodie, qui se met alors à pleurer.

    -Darius ! s’exclame la mère.

    Un homme de taille imposante avance vers elle à grands pas.

    -Il faut partir, dit-il d’une voix grave. Il a retrouvé l’entrée ! Les Eléments sont en train de retenir ses partisans, mais ils ne tiendront pas longtemps.

    La jeune femme baisse la tête, abattue. Elle savait que ce jour arriverait, tôt ou tard.

    -Il faut partir, Mélanie, répète Darius.

    Mais celle-ci refuse d’entendre quoi que ce soit, et continue d’essayer de calmer sa fille.

    -Je… commence Mélanie avant de s’interrompre, la gorge nouée.

    Elle renifle, sentant les larmes perler aux coins de ses yeux. Puis, elle respire un bon coup pour reprendre son souffle.

    -Viens avec nous ! Je ne veux pas voir ma fille être privée de son père pendant qu’elle grandit !

    Darius est frappé d’horreur en voyant une larme dévaler la joue de la jeune femme. Doucement, il la force à se lever, puis il plante son regard dans le sien.

    -Ecoute, ça ne me plaît pas autant qu’à toi, chuchote-t-il. Mais on n’a pas le choix, si on veut protéger Mélodie.

    -Je sais, mais…

    -Ne dis rien.

    Les yeux dans les yeux, ils profitent alors de cet instant. Ce dernier moment de quiétude, de tendresse et d’amour.

    Soudain, on entend une grosse explosion. Elle provient sûrement de la droite. Darius et Mélanie sursautent, puis Darius, qui est le premier à reprendre ses esprits, saisit doucement l’épaule de Mélanie pour la pousser vers la porte, une lueur paniquée dans son regard.

    -Viens ! s’exclame-t-il en se mettant à courir.

    Mélanie le suit en serrant sa fille encore plus fort contre elle.

    Une autre explosion retentit derrière eux. Surprise, Mélanie effectue un mouvement pour se retourner, mais gênée par sa fille, qu’elle tient toujours dans ses mains, elle trébuche et tombe par terre. Darius s’arrête.

    -Passe-moi Mélodie, ordonne-t-il en tendant les bras.

    Sans protester, la jeune mère lui passe, et se relève tant bien que mal. Puis, déterminée, elle se remet à courir.

    Ils coururent longtemps. Mélodie pleurait de plus en plus fort, et ses parents semblaient céder au désespoir de trouver une sortie.

    Soudain, ils débouchent dans une immense salle. Par terre, des corps gisaient un peu partout, ne bougeant plus, ainsi que des morceaux de bois – qui appartenaient sûrement à des chaises ou des tables. Mélanie et Darius sont frappés d’horreur.

    Au milieu de la salle, une longue silhouette noire encapuchonnée est entourée d’une dizaine hommes, eux aussi habillés en noir. La silhouette leur tournait le dos.

    Mélodie arrête brusquement de pleurer. Darius, qui tient toujours la main de Mélanie, commence à reculer en essayant de faire le moins de bruit possible. Mélanie trébuche, et tombe une nouvelle fois au sol.

    La silhouette se tourne alors lentement vers eux.

    On aurait dit une ombre. Elle ne possédait pas de bras, ne de jambes, ni de visage... Tout est représenté comme des ombres. Elle était entièrement noire, et elle avait une longue cape noire qui descendait jusqu’au sol en cachant la majorité de son « corps ».

    Seuls deux yeux de chat – de prédateur – ressortaient.

    La silhouette semble sourire, et écarte les bras, comme pour dire « Bienvenue ! ».

    -Cher Darius ! Très chère Mélanie ! s’exclame-t-elle. Nous vous attendions tous avec impatience !

    -Néant, murmure Darius, pétrifié.

    Mélanie, toujours au sol, se relève subitement en masquant la terreur sur son visage.

    -Et qui est cette chère enfant ? Je ne savais pas que vous attendiez un heureux évènement. Comment s’appelle-t-elle ?

    Les jeunes parents reculent d’un pas lorsque Mélodie recommence à pleurer.

    -Ne la touche pas ! hurle Mélanie.

    -Vois-tu, ma chère, je n’ai pas bougé d’ici. C’est un joli prénom… Mélodie… Très bon choix.

    Le Néant éclate d’un rire qui glace le sang de Mélanie et Darius. Mélodie s’agite, et Darius est obligé de lâcher la main de Mélanie pour mieux la tenir.

    -A trois, on court, chuchote-t-il. Un…

    -Je finirai toujours par vous retrouver, continue la Néant en commençant à faire les cent pas.

    -Deux…

    -Où que vous vous cachez, je finirai par vous retrouver. Vous, avec la Boussole…

    -Trois !

    -Attrapez-les !

    Le cri résonne dans la salle, et cinq hommes se lancent à leur poursuite. Après cinq longues minutes de course, Darius s’enferme dans une salle avec Mélanie et Mélodie. Il passe sa fille à sa femme. Celle-ci sait aussitôt ce que ce geste veut dire.

    -Je t’aime.

    Mélanie n’a pas besoin de dire quoi que ce soit. Son regard dit tout. Lorsque Darius déverrouille la porte, elle est déjà loin.


    6 commentaires
  • C’était quoi ce bruit ? Ce bruit qui se répétait, encore et encore, me sortant de mon sommeil réparateur ? Ah oui… Le lycée. J’ouvris les yeux et frappai ce réveil de malheur pour qu’il arrête ce bruit infernal. Aurais-je oublié de préciser, qu’en plus d’être sans ami, ni rien à part mes parents, je suis une grosse paresseuse ? Mais je détestais, non, je haïssais arriver en retard à l’un de mes cours, même si je détestais l’histoire-géographie, et que je commençais par cette matière.

    Alors je me levai quand même, je m’habillai d’un jean slim bleu clair et d’un tee-shirt blanc, sans oublier une bonne douche avant pour bien me réveiller, et je descendis pour prendre mon petit-déjeuner.

    Je mangeai trois tartines à la confiture, ayant la flemme de grimper sur le tabouret et prendre le Nutella en haut du placard, puis je remontai en haut pour me brosser les dents et me maquiller un peu.

    Les dents brossées, je redescendis enfiler mes chaussures et je partis pour le lycée, mon sac de cours sur le dos bien sûr. Qui viendrait à l’école sans son sac ? Une fois, alors que j’avais huit ans, ma mère était tellement pressée que j’aille à l’école (c’était le jour de la rentrée), qu’elle avait oublié d’emporter mon cartable. En arrivant à l’école, on avait paniqué et ma mère avait appelé mon père à la rescousse.

    Le pauvre… Je me souvenais, il était arrivé en pyjama, les cheveux en pétard, les yeux bouffis par le sommeil. Il avait râlé après ma mère pendant deux semaines ; mon père était très rancunier. Du coup, je l’avais imité, et c’était comme ça que j’étais devenue si difficile.

    J’arrivai au lycée avec cinq minutes d’avances. Comme d’habitude. Je restai seule, à attendre que les portes s’ouvrent. Pour patienter, je lis un livre sur la médecine que je gardais toujours dans mon sac. Plus tard, je voulais sauver des vies… C’était pour ça que je me préparais avant. Étrange, non ? Pas pour moi.

    Quelques minutes plus tard, les portes s’ouvrirent avec un petit grincement, de quoi faire flipper les nouveaux… Je m’avançai et me rendis directement en histoire et géographie. Ah…que je détestais cette matière…

    Je passais l’heure suivante donc à examiner la Boussole. Elle avait quelque chose de familier. Bizarre… Je n’avais jamais vu un bijou aussi unique. Oui, c’était ça. Elle était unique Je ne croyais pas qu’il y en avait une autre comme ça dans le monde.

    Je l’ouvris, et observai l’intérieur. Mon regard se posa presque immédiatement sur Onda.

    Onda… Ce mot résonna dans mon esprit. Onda… Onda… Onda...

    Je me répétai ce mot encore pendant quelques minutes ; il y avait une signification… comme des ondes…

    Des ondes ! La télépathie, la télékinésie… C’était du surnaturel ? Avec des pouvoirs ?

    -Mademoiselle Palin ?

    Je sursautai. La prof me regardait sévèrement.

    -Oui madame ?

    Je repris très vite mes esprits, et répondis d’une voix assurée. Mais en réalité, j’étais nerveuse, je tripotai la Boussole, comme si j’espérais qu’elle, avec ses pouvoirs, me vienne en aide…

    Je dérapai quand même un peu là…

    -Qu’est-ce-que je disais ?

    Ah ! Pour une fois, j’aimerai quand même que la Boussole me donne le pouvoir de lire dans les pensées…

    Sans crier gare, le symbole des ondes se dessina dans mon esprit, et j’entendis une unique voix, celle de Lisa, l’intello.

    …décrire la mort de Jésus…

    Je jetai un regard vers elle, elle n’avait pas ouvert sa bouche. Sa voix avait…résonné dans ma tête.

    -Alors ? s’impatienta la prof.

    -Vous décriviez la mort de Jésus, lui répondis-je d’une voix confiante.

    Alors que je n’étais absolument pas sûre de moi, et que j’angoissais terriblement. Et si ce que j’avais…entendu de Lisa était faux ? La prof arqua un sourcil, haussa les sourcils et me jeta un regard noir.

    -Très bien, continuez de suivre le cours comme ça, répliqua-t-elle d’une voix glaciale qui me fit frissonner.

    Elle reprit le cours et je posai alors mes yeux sur Lisa. Elle était en train de reposer sa main qu’elle levait dans l’espoir de se faire remarquer et donc interrogée par la prof, déçue.

    Je voulais recommencer. Qu’est-ce-qui s’était passé pour que j’arrive à entendre sa voix ? Ah oui… Onda.  Je dessinai alors presque inconsciemment le signe des ondes sur ma feuille, et me le représentais dans ma tête. Il se dessina maladroitement dans mon esprit, son nom résonnant partout. Onda… Onda…

    Et je les entendis.

    La voix des autres. Leurs voix mentales.

    Leurs pensées.

    …hâte de la voir…n’importe quoi !...J’espère que…Je déteste cette prof !...

    Des milliers de pensées. Dans ma tête. Comment les faire taire ? Sans réfléchir, je gommai le symbole et stoppai cette voix qui répétait Onda… Onda… Ce fut immédiat, elles s’arrêtèrent. Je ne comprenais rien.

    ******

    Déboussolée. Voilà comment je me sentais après une journée de cours. J’avais réessayé de lire, ou plutôt entendre dans les pensées des autres, et ça avait encore marché. J’avais même utilisé ce… pouvoir pour répondre à une question, surtout pour vérifier que je n’étais pas folle. Le pire, c’est que j’avais bien répondu, c’était la bonne réponse.

    L’après midi, j’avais essayé la télékinésie, il suffisait de se représenté Onda dans mon esprit, de fixer l’objet en souhaitant qu’il se déplace, et le tour est joué. Disons que c’est… instinctif. C’était simple comme bonjour.

    Je rentrai chez moi, en me promettant de ne plus jamais lâcher la Boussole ; elle était trop précieuse.

    Seulement, je n’avais pas prévu ça. Arrivée devant chez moi, la première chose que je remarquai est les voitures de police, ainsi qu’une ambulance...

    J’interpelais le premier policier que je vois.

    -Monsieur ! l’apostrophai-je en essayant d’empêcher ma voix de trembler.

    Il se tourna doucement vers moi, et je remarquai son air désespéré se transformer en un masque dur.

    -Les visiteurs sont interdits ici, déclara-t-il sèchement.

    -Mais c’est ma maison ! hurlais-je. Que s’est-il passé pour que la police intervienne ?

    Son air changea, et il devint compatissant

    -Vous êtes Mélodie Palin ?

    Je hochai la tête, de plus en plus anxieuse.

    -Je suis vraiment désolé…votre voisin nous a appelé en découvrant le…cadavre de vos parents.

    Je me mis à rire nerveusement, en jouant avec une mèche de mes cheveux.

    C’était une blague, hein ?

    -Mons…monsieur, je crois que vous me faites une mauvaise blague. Parce que c’en est une ? Répondez ! C’est une blague ! Dîtes-moi que… que c’est une blague ! Dîtes le moi !

    Mes yeux s’embuèrent de larmes. Ma mâchoire se mit à trembler, ainsi que mes jambes qui cédèrent. Je m’assis brusquement sur le sol en tailleur, mon sac de cours glissa de mes épaules et tomba par terre, à côté de moi. Je mis mes paumes sur mes yeux, refusant de céder. Je n’y croyais pas. Je n’y croyais pas. Je n’y croyais pas. Je n’y croirais pas tant que je ne les aurais pas vus de mes propres yeux. Oui, c’était ça. Je devais les voir.

    Je me remis doucement sur mes pieds et ramassai mon sac, tremblante. Je balayai du regard les alentours. Et je les vis. Sur deux brancards. Recouvrés d’un drap blanc. Mes parents.

    Mes jambes avancèrent d’elles-mêmes vers eux. Mes parents.

    On ne voyait que leurs visages. Froids, immobiles. Leurs yeux étaient ouverts, et fixaient l’horizon, dans un sentiment de pure horreur et de détresse. Mes larmes commencèrent à couler silencieusement sur mes joues. Je respirai difficilement, mon cœur battant la chamade.

    La main de ma mère dépassait du drap blanc et restait en suspend dans le vide. Je la pris entre les miennes, dans l’espoir qu’elle se réveille en souriant, plaisantant d’une bonne blague. Mais non. Elle était froide, glaciale, figée à tout jamais. La mort lui avait dérobé sa douceur et sa chaleur maternelle, celle qui lui avait permise de me rassurer lorsque j’avais eu mon premier cauchemar. Elle m’avait pris dans ses bras, et je m’y étais sentie en sécurité immédiatement. Même si ce n’était pas ma vraie mère, elle m’avait fait me sentir protégée. Mais la mort lui avait volé cette douceur. Son expression terrifiée en était la preuve.

    Mon regard se posa alors sur mon père. Je lâchai doucement la main de ma mère pour me rapprocher de lui, et fis une demi-sourire en voyant son sourire en coin moqueur, si caractéristique chez lui, disant « tu ne l’auras pas ». Mon sourire disparut aussi vite qu’il était venu en jetant un regard vers ses yeux. Remplis de peur. Je me remémorai toutes ses blagues, toutes ses farces qu’il faisait à ma mère, et tous ses efforts pour se faire pardonner par elle après. Des fois, il m’entraînait aussi dedans, me parlant avec cette voix moqueuse qui avait fait craquer ma mère lorsqu’ils étaient plus jeunes ; elle me l’avait confessé un jour.

    Mes larmes continuèrent de couler, mouillant mes joues encore plus qu’elles ne l’étaient déjà.

    -Mademoiselle ?

    La voix me fit sursauter. Un autre policier se trouvait juste à côté de moi, l’air ennuyé. Il toussota un peu et continua :

    -Nous avons trouvé cette lettre. Pour vous.

    Il me tendit alors une enveloppe, un seul nom dessus. Je la fixai un moment. Je ne reconnaissais pas l’écriture. Je la pris alors dans mes mains tremblantes. Je regardai à peine le policier pour le remercier. De toute façon, il était déjà parti. Je partis m’assoir sur une chaise, à part, pour lire ma lettre tranquillement. Je l’ouvris, et faillis vomir par terre : la lettre était écrite avec du sang. Qui était cette personne, pour écrire avec du sang ? Abominable. Je secouai la tête et me concentrai pour lire :

    Chère, très chère Mélodie,

    Tu dois te demander qui peut bien t’écrire, n’est-ce pas ? On m’appelle le Néant. Car c’est ce que je suis. Je suis le Néant. Déjà, je voudrais te présenter toutes mes condoléances pour tes parents adoptifs. Même si c’est moi qui les ai tués… Ils auraient pu être sympathiques s’ils m’avaient donnés ce que je voulais lorsque je le demande… Apparemment, je n’ai pas été assez « poli », disaient-ils. Mais vois-tu, je ne connais pas la « politesse ». Ni la joie, le bonheur ou encore l’amour. Seulement la colère, la vengeance ou la soif de pouvoir. Et c’est pour ça que je suis là. Pour le pouvoir.

    Ce que je veux, c’est ce que tu as autour du cou. Je veux la Boussole des Éléments. Elle fait en sorte que tu contrôles instinctivement le feu, l’air, la terre, l’eau, le métal, l’électricité, la nature et les différentes ondes. Alors, lis attentivement.

    Je serai là, dans deux semaines, pour que tu viennes me donner la Boussole. Si tu n’es pas là, je te traquerai, alors prépare-toi et apprends à contrôler les éléments primaires et secondaires, car je veux cette Boussole, et j’obtiens toujours ce que je veux. Je te surveille. Méfie-toi de ceux qui portent ma marque sombre dans le cou. Tu les reconnaîtras facilement.

    Avec toute ma méchanceté,

    Convoiteur de la Boussole des Éléments,

    Le Néant.

     

    J'avoue que j'ai hésité à le couper en deux...Mais ce n'est pas le plus long !

    Ça m'a fait un petit effet, lorsque je l'ai relu pour le corriger. Évidemment, une réécriture est prévue. Il y a plusieurs détails à corriger !

    N'hésitez pas à me dire votre avis dans les commentaires !


    22 commentaires
  • J'avoue que lorsque j'ai ouvert mon document Word, j'ai eu peur... Ça fait longtemps que je n'ai pas lu mon premier chapitre -qui mériterait une bonne réécriture.

    Enfin bref... Bonne lecture !

     

    Je courus monter prendre une douche. Je me maquillai avec du phare à paupière bleu foncé, faisant ressortir mes yeux et du phare à joues rose discret. Je me coiffai en faisant deux tresses sur les deux côtés de ma tête, les attachant avec une pince argentée et dorée que je sortais seulement pour les grandes occasions comme celles-ci : mon anniversaire.

    Je me précipitai dans ma chambre afin de sortir de mon dressing une robe bleue nuit magnifique que ma mère adoptive m’avait achetée pour mes 17 ans. Elle tenait absolument à ce que ce soit un anniversaire inoubliable. J’ai été trouvé sur le pallier de la porte de mes parents adoptifs à l’âge deux mois. Une lettre seulement. « Occupez-vous bien d’elle. »

    Je n’avais jamais haï mes géniteurs pour une seule raison : le panier dans lequel j’avais été déposé était noirci. J’en avais déduis que c’était pour mon bien qu’on m’avait envoyée ici. Alors que je commençai à enfiler ma robe, mon omoplate droite me brûla légèrement lorsque le tissu passa dessus. J’allai la retirer pour voir ce qui clochait mais mon père m’appela.

    -Mélodie ! Tu es prête ?

     Il me ramena à la réalité et j’oubliais très vite ma brûlure. Je finis de mettre ma robe et descendis les escaliers.

    -J’arrive !

    Je m’assis sur le canapé et contemplais mes présents. Comme je n’avais pas d’amies, ni de frères et sœurs, ils m’offraient assez de nouveaux jouets pour que je puisse tenir l’année. Je ne m’en plaignais pas. Personnellement, je ne m’ennuie jamais, et je suis tout le temps seule. Je préférais ça.

    Je déchirai le premier paquet devant moi : un nouvel ordinateur portable ! L’autre ne marchait plus. Je reçus :

    _ deux nouveaux vernis, un noir et un bleu métallique

    _ Une petite boîte à décorer, pour ranger les bijoux

    _ Deux tee-shirts

    _ Un jean slim bleu clair

    Il restait un petit paquet emballé dans un carton. Mes parents froncèrent les sourcils.

    -Quoi ? demandai-je.

    - Je ne me souviens pas d’avoir acheté ça, fit mon père en examinant la boîte.

    - Ce n’est pas grave.

    - Mélodie ! s’indigna ma mère. Ce n’est peut-être pas destiné à toi !

    - Et pourtant si.

    Mon père montra une petite étiquette. Mélodie Palin. J’affichai un air triomphant qui fit grimacer ma mère et pris le paquet des mains de mon père. Je l’ouvris et découvris un médaillon doré. Il était magnifique, je me suis déjà attachée à cet objet. Je le mis autour de mon cou. C’était assez joli…

    Mes parents reculèrent de deux pas.

    -Ça te va bien, me dit mon père avec un grand sourire.

    - C’est vrai, avoua ma mère. J’apporte le gâteau !

    Et elle se précipita dans la cuisine pour l’amener à table. A chaque fois que ma mère était contre quelque chose, mon père faisait tout pour la contredire. Je rigolais beaucoup.

    Une fois, elle était persuadée d’avoir vu un loup dans le jardin du voisin. Mon père était donc allé toquer à la porte de celui-ci pour lui demander d’aller voir s’il y avait des empreintes dans son jardin. La tête qu’il faisait ! Mais il l’avait tout de même laissé entrer pour vérifier et maman était restée à la porte, par peur. Mon père était revenu avec un grand sourire et il avait dit « Gaëlle, il n’y a aucune preuve qu’un animal à quatre pattes, avec un museau, de grandes dents et qui hurle à la pleine lune soit venu ici » Elle avait longtemps insisté, disant qu’elle avait même vu la pleine lune derrière lui. Le voisin était intervenu en disant qu’il avait acheté un tableau avec un loup dessus, et qu’il l’avait mis dans le jardin en attendant d’avoir de la place dans sa maison. Elle est repartie en tapant des pieds, furieuse de s’être fait ridiculisée devant le voisin. Malgré tout, elle finit toujours par pardonner à papa, voyant que ça me faisait rire.

    Je secouai la tête et me concentrai sur l’instant présent : ma mère était en train d’apporter le gâteau à table avec ses 17 bougies dessus, et mon père commençait déjà à chanter.

    Je m’assis sur une chaise, le sourire aux lèvres. Ma mère rejoint papa dans la chanson. Ils forment un beau duo… A la fin du chant, je soufflai mes bougies et ils applaudirent.

    Pendant le reste de la soirée, on parlait, on riait, et on jouait à différents jeux. Comme d’habitude. Puis, je montai dans ma chambre pour me mettre en pyjama et faire ma toilette. Encore une fois, mon omoplate droite me brûla. Mais cette fois, j’eus le temps d’observer la brûlure. Je me dévissai le cou pour regarder mon dos, et là, j’en restais stupéfaite : il y avait un tatouage. Un tatouage. Comment était-il arrivé là ? Mystère… En tous cas, il ne fallait surtout pas que mes parents le découvrent. Surtout pas. Que diraient-ils ? Ils me demanderaient où je me le suis fais faire, alors qu’il est arrivé par hasard.

    Je secouai la tête. Autant se reposer tout de suite, je verrai ça plus tard. Alors que je voulu retirer le médaillon doré, le bijou sembla…palpiter ? Contre ma paume. Je l’examine de plus près : un petit creux se faisait voir, comme pour l’ouvrir. C’est ce que je fis, et j’en restais bouche bée : ce n’était pas un médaillon, mais une boussole ! Enfin, une drôle de boussole.

    A la place du Nord, il y avait un symbole qui faisait penser au feu, avec écrit en dessous Fea. Au Sud, c’était l’air, Airra. A l’Est, l’eau Eao, et à l’Ouest, la terre, Terra. Les quatre éléments. Incroyable. Mais au Nord-est, il y avait un fer à cheval, qui symbolisait le métal. Et en dessous, Méta. Au Sud-est, l’électricité, Electriqua.  Au Sud-ouest, c’était la nature, représentée par une fleur, Natura. En regardant au Nord-ouest, j’eus un hoquet de stupeur : il y avait la même marque que sur mon omoplate ! Des sortes de cercles, de vagues, ou je ne savais quoi, qui me faisait penser à des ondes. D’ailleurs, sur la Boussole, il y avait marqué Onda en dessous du symbole.

    C’était quoi ce bordel ? Cette Boussole était apparue comme ça, d’un coup comme cadeau. Mais en regardant le bijou il me faisait pitié. Pitié ? Depuis quand un objet fait pitié ? Prise d’une curiosité soudaine, j’approchai mon doigt de la Boussole, et appuyai sur la même marque sur mon dos. Mon omoplate me brûla encore plus, et je poussai un petit cri de douleur. Pourtant, mon doigt resta collé, et je détournai mon regard de celui-ci, ne pouvant plus supporter la vue. Et là, j’eus un nouveau hoquet. De surprise, mais aussi d’émerveillement. Car je savais. Je savais que ce tatouage avait un truc de spécial, ainsi que la Boussole des Éléments. Pourquoi l’appeler ainsi ? Je ne savais pas. C’est comme ça qu’on l’appelait, c’est tout. Je savais aussi qu’elle m’avait choisie, moi. Pour faire quoi ? Je ne savais pas, pas encore. Mais je sentais que j’allai le savoir bientôt.

    Je pus décoller mon doigt, et je me sentis mieux. Prise d’une soudaine fatigue énorme, je finis d’enfiler mon pyjama, me couche dans mon lit et rabattis la couverture sur moi. J’avais remis la Boussole des Éléments autour de mon cou, ayant peur qu’elle disparaisse pendant que je dormais. Bizarre, non ? Je savais. Mais je ne pouvais pas m’en empêcher. C’était comme ça, et je n’y pouvais rien. C’était en la serrant contre moi que je m’endormis.

    Mais ce que je ne savais pas, c’est que je connaîtrais tout beaucoup trop tôt… 

     

    Mise en place des personnages... C'est parti !

    Enfin, premier chapitre publié ! Dites moi votre avis dans les commentaires ! (Ce chapitre n'est pas le meilleur, je vous préviens ! xD)

     


    9 commentaires
  • Le temps était orageux. Les éléments se déchaînaient, là, en bas. Une jeune femme aux yeux bleus turquoise était assise sur une chaise à bascule, ses cheveux blonds tombant de chaque côté de son visage. Elle se balançait doucement, berçant le bébé qu’elle tenait dans ses bras protecteurs. Celui-ci  dormait profondément, enroulé dans une couverture en laine blanche. La jeune femme caressait légèrement du bout de son index le front de son enfant. Puis, elle se pencha pour déposer un doux baiser sur sa joue, et se redressa, un sourire aux lèvres.

    Soudain, le bébé bailla en ouvrant sa petite bouche, laissant découvrir une minuscule langue rose. Le sourire de sa mère s’agrandit.

    -Bonsoir Mélodie, chuchota-t-elle.

    Comme si sa fille avait reconnu son prénom, elle ouvrit grand ses yeux, identiques que ceux de sa maman. Elle laissa échapper une sorte de couinement, et libéra ses minuscules bras qu’elle tendit vers sa mère.

    Celle-ci retira doucement un bras pour caresser délicatement la joue de sa précieuse Mélodie.

    C’est alors que la porte s’ouvrit en grand, et un homme d’une carrure imposante s’approcha avec des pas de géant vers sa femme. La mère de Mélodie leva la tête et mit une main devant sa bouche en apercevant son air grave.

    -Non, murmura-t-elle.

    Une larme coula sur sa joue. Elle sanglota doucement, la tête baissée vers sa fille, les yeux fermés, la respiration saccadée.

    -Je sais, lui répondit  l’homme de sa voix profondément grave.

    Elle était impassible, mais on y percevait un arrière-goût de terreur. Une terreur sans fin.

    -Darius, continua la jeune mère, sans arrêter de sangloter. Je… Mélodie n’a que deux mois. Elle doit connaître son père et…

    Elle se leva de sa chaise, tenant toujours fermement sa fille contre elle. Darius mit un bras autour de sa taille et ferma ses yeux verts foncés. Il détestait la voir pleurer. Son cœur se brisait à chaque fois qu’il la voyait dans cet état.

    -Mélanie, chuchota-t-il. Nous n’avons pas le choix. Il est là. Les Fea sont en train de le retenir.

    - Je ne peux pas vivre sans toi ! Hoqueta Mélanie. Je t’aime !

    Il la serra contre lui en prenant garde à leur enfant. Mélodie regardait ses parents avec de grands yeux. Les mêmes que sa mère. Darius rouvrit les siens et déglutit difficilement.

    -Tu sais que c’est la seule solution. Notre fille aura besoin de toi, finit-il par répondre. Elle est une part de toi et de moi.

    Mélanie leva la tête et lui donna un doux baiser. Darius y répondit avec douceur et amour. C’est une sorte d’adieu.

    Leur fille se mit à s’agiter dans les bras de sa mère. Son père se détacha de Mélanie pour sourire doucement au bébé. Il se pencha pour déposer ses lèvres sur son front, et ensuite lui murmurer :

    -Tu seras belle et forte. Comme ta mère. A tes dix-sept ans, la Boussole fera de toi quelqu’un de très puissant, ma chère fille, ma Mélodie.

    Puis, il se raidit, et sembla un instant dans ses pensées. Darius se redressa, son visage ayant prit un air d’impassibilité, ne voulant mettre aucune émotion. Il attrapa la main de sa femme avant de lui dire :

    -Le Néant est à l’intérieur ! Lui dit-il avant de se mettre à courir.

    Mélanie le suivit, tenant tant bien que mal sa fille au creux de son bras valide. Le bébé s’était soudainement mis à pleurer bruyamment, comme si elle comprenait l’urgence de la situation. Sa mère trébucha en entendant ses pleurs. Elle tomba à genoux, et Darius fut obligé de s’arrêter.

    -Passe-moi Mélodie, lui demanda-t-il, ou plutôt ordonna.

    Mélanie lui passa son bébé sans rien dire et se remit debout, grimaçant à cause de la douleur. Les deux parents reprirent alors leur course.

    Ils continuèrent à courir, passant dans diverses salles. Des fois, Darius marmonnait un « Pas ici ! », et ils repartirent dans l’autre sens, leurs mains toujours liées, l’adrénaline empêchant de leur faire ressentir toute fatigue, et Mélodie pleurait toujours plus fort.

    C’est alors qu’ils débouchèrent dans une grande salle, mise dans un désordre incroyable. Au milieu, une silhouette vêtue d’une grande cape noire tombant jusqu’au sol leur tournait le dos.

    Une terreur sans nom s’inscrivit sur les visages des jeunes parents, qui reculèrent prudemment, espérant sûrement ne pas se faire repéré. Mais des hommes, tous habillé de noir, leur barrèrent le passage.

    La silhouette se retourna lentement Pas de visage. Ni de main. Rien que du noir. C’est comme si il n’y avait rien sous cette grande cape. A part deux yeux jaunes vifs, tels ceux d’un chat, qui fixaient méchamment les deux fautifs et leur fille, mais une sorte…d’amusement brillait au fond de ces yeux effrayants.

    La silhouette leva ses deux bras inexistant et s’il avait eu une bouche, on pourrait jurer qu’il aurait souri.

    -Cher Darius ! Chère Mélanie ! S’exclame-t-il avec une voix faussement bienveillante. Justement, vous tombez à pic, je vous cherchais ! Et…oh ! Vous ne m’avez pas envoyé de carte ? C’est une fille ou un garçon ?

    -Néant, gronda le père en resserrant sa prise autour de sa fille.

    Mélanie tremblait de partout et se colla à son aimé, cherchant du réconfort. Néanmoins, elle ne quitta ce méchant des yeux.

    Celui-ci s’avança de trois pas, ne quittant pas la petite famille de ses yeux de chat jaunes. La façon dont ils s’entassaient les uns sur les autres comme ça, le père protégeant les deux êtres qu’il aimait plus que tout, la mère essayant de se montrer courageuse, et la petite fille à peine âgée de deux mois, regardant la scène avec attention, ses grands yeux bleus si semblable à ceux de sa mère grands ouverts, comme si elle analysait chaque mouvements, chaque sons, aurait pu donner les larmes aux yeux à n’importe quel être humain. Mais pas le Néant.

    Il baissa ses bras et dit d’une voix glaciale, froide, dure et sans aucunes émotions :

    -Saisissez-les.

    Juste avant cette phrase, Darius croisa le regard les yeux turquoise de celle qu’il aimait. Sans un mot, il lui passa Mélodie.

    -Je t’aime, lui chuchota-t-il.

    Mélanie fit deux pas en arrière, Mélodie dans ses bras.

    -Moi aussi.

    Et elle s’enfuit en courant le plus vite possible, malgré le fait que son bébé la ralentissait légèrement. La tristesse lui compressait la poitrine, la faisant suffoquer. Mais elle accéléra, pensant à Mélodie, qui avait recommencé à pleurer bruyamment. Elle-même avait les joues inondées de larmes. Seulement, c’était la seule solution.

    Mélanie courra jusqu’à une salle, où saisit un panier d’osier. Puis, elle sentit une odeur de brûlé.

    -Seigneur, murmura-t-elle avant de repartir de plus belle.

    Eao… Eao…

    Devant elle, une porte enflammé lui faisait face, barrant le passage jusqu’à dehors. La jeune mère s’arrêta et se concentra, fermant les yeux.

    Eao… Eao…

    -Elles sont là ! Cria une voix grave derrière elle.

    La jeune femme ouvrit brusquement les yeux. Sa couleur bleu turquoise s’était intensifié. Elle tendit du mieux qu’elle put sa main gauche devant elle et un jet d’eau s’échappa. Il vint éteindre un tout petit peu les flammes, juste assez pour la laisser passer si elle se dépêchait.

    Mélanie repartit encore, mais sa robe et le panier prirent feu. Elle cria de douleur lorsque le feu toucha sa peau, et une odeur de roussi monta jusqu’à ses narines. Elle réussit à éteindre un peu le feu. Mais il la brûlait intérieurement. C’était mauvais, très mauvais pour elle. Mélanie ne tiendrait pas très longtemps.

    Elle serra le panier légèrement noirci et Mélodie contre elle, et continua de courir, refoulant du mieux qu’elle pouvait les larmes qui menaçaient de couler alors que son cœur refusait d’accepter ce qu’elle allait faire. Ce qu’elle devait faire.

    La jeune femme était à présent dehors. Juste devant elle, un portail vert s’ouvrit. Elle jeta un dernier coup d’œil derrière elle : elle était toujours poursuivie. Alors la jeune mère rassembla le peu de force qu’il lui restait, et courut le plus vite possible vers le portail. Elle sauta dedans et ferma les yeux, serrant toujours sa fille contre elle.

    Soudain, elle sentit le sol sous ses pieds. Mélanie rouvrit ses yeux et jeta un rapide coup d’œil autour d’elle. Elle se trouvait dans un quartier banal, les maisons bien alignées les unes par rapport aux autres, les pelouses bien entretenues…

    Par une fenêtre, elle vit un jeune couple s’embrasser tendrement, blottis sur un canapé. Refoulant, de nouveau ses larmes et essayant d’ignorer le petit pincement qu’elle ressentait sur son cœur meurtri, Mélanie s’avança vers la porte de cette maison.

    Délicatement, elle déposa dans le panier noirci sa fille, qui à présent pleurait silencieusement, les larmes coulant le long de ses joues, et sortit un petit papier un peu brûlé sur les bords dans la couverture.

    Puis, elle laissa Mélodie sur le paillasson, sentant toujours le feu brûler ses forces de vie petit à petit, à l’intérieur de son corps.

    Mélanie déposa un dernier baiser sur le front de sa fille.

    -Je t’aime énormément, ma fille, lui murmura-t-elle.

    Elle appuya alors sur la sonnette qui retentit avec un « ding-dong », et s’enfuit dans la nuit, poursuivie par des silhouettes noires.

     

     ~~~

     

     

    Voili voilouuu pour le prologue de la Boussole ! Une réécriture est prévue, évidemment, parce que je n'en suis pas fière ! Mais n'hésitez pas à dire votre avis, pour que je sache ce qui ne va pas (fautes d'orthographe, incompréhensions etc.)

    Mélodie/Mélanie... J'ai toujours beaucoup d'inspiration pour les prénoms en M ! Je sais pas pourquoi, me demandez pas . xD


    9 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique